Caroline Desnoëttes est une artiste engagée et optimiste qui explore depuis une dizaine d’années la coévolution du vivant grâce à une technique radicale, sobre et contemporaine. Très proche du public, elle partage ouvertement l'élaboration et le sens de ses œuvres par des médiations accessibles et toujours exigeantes.
L'hybridation entre les plantes, les Hommes et autres animaux est au cœur de son œuvre, comme hommage et manifeste pour attirer le regard sur les espaces et espèces menacées. Ses performances, installations, expositions évoquent la relation symbiotique du vivant qui s'entremêle en un écosystème.
Caroline Desnoëttes développe et joue d'une vaste palette de médiums innovants et de techniques biomimétiques. Elle repousse les limites du papier. Elle froisse, tisse et interprète des couvertures de survie, fragiles membranes en équilibre, protectrices de la vie. Elle détourne et tresse des algues. Ses dessins d'hybrides sont des tête-à-tête insolites avec nos lointains cousins imaginaires. Ses installations sont des jeux monumentaux de transparences et de reflets. Le public, en résonance avec les œuvres, les anime de sa présence.
L'œuvre de Caroline Desnoëttes est enfin une recherche permanente faisant dialoguer l'art et la science : elle travaille avec des chercheurs du CNRS et de la Sorbonne, des bio-acousticiens et des acteurs de l'économie circulaire marine pour ancrer ses œuvres dans une démarche écologique, collective et interdisciplinaire.
Stylos à bille, à plume, feutres, pinceaux, encres, couvertures de survie, papiers asiatiques en fibre de mûrier, mais aussi algues, graphites, terres, pastels… Une biodiversité de maillages, traits, traces, lignes, couleurs, transparences, vides et pleins dessinent le parcours artistique de Caroline Desnoëttes.
« NE VOUS ÊTES-VOUS JAMAIS SENTI UN PEU ANIMAL, VÉGÉTAL, MINÉRAL, AQUATIQUE OU COSMIQUE ? MOI SI ! »

Voyage en eaux vives, quelque 60 000 éléments de papier créent un continuum aquatique, une tapisserie organique des eaux planétaires. Avec Eaux vives, l’artiste plasticienne Caroline Desnoëttes signe une œuvre monumentale au Collège des Bernardins.

« Eaux vives », la matière comme méditation. Le Collège des Bernardins entre en résonance profonde avec l’œuvre de Caroline Desnoëttes. Son installation monumentale « Eaux vives » se déploie en un polyptyque de cinq bas-reliefs : cieux, abîmes, forêts, fonds marins et nuées célestes s’y répondent en une vaste tapisserie organique. Portée par une exigence écologique de sobriété matérielle, l’artiste a travaillé aux côtés d’un bioacousticien, d’une océanographe pour tisser art et science en une même méditation sur la beauté et la vulnérabilité du vivant. La création sonore et lumineuse qui accompagne les reliefs parachève cette « expérience totale ».

Retrouver l’harmonie du vivant dans des œuvres monumentales

L’hybridation est au cœur de la démarche de Caroline Desnoëttes

Grande défenseuse du Vivant, cette plasticienne travaille avec des scientifiques, montrant qu’une dimension poétique accompagne toujours les vérités de la science.

Son art rend hommage à la puissance et à la beauté du vivant, à sa fragilité aussi. L’artiste travaille sur la relation symbiotique du vivant, sur la connexion entre les plantes, les êtres humains et les animaux.

Une exposition manifeste, poétique et engagée, signée Caroline Desnoëttes. Sculptures monumentales, formes hybrides et matériaux naturels composent un écosystème sensible, hommage au rêve de Jean Delacour : un paradis pour le vivant, sans prédation ni destruction.



