Que peuvent se dire une artiste, une océanographe et un bioacousticien ? Réunis autour de l’exposition Eaux Vives, ils racontent comment l’eau a façonné leur travail et leur rapport au vivant. Une invitation, à leur suite, à se mettre à l’écoute de l’eau.
Caroline Desnoëttes, Virginie Thierry et Olivier Adam partagent une même conviction : l’eau est essentielle à l’humanité, mais nous avons fini par oublier à quel point nous en dépendons. Dans des vies pressées et largement urbaines, nous la réduisons souvent à l’eau du robinet, jusqu’à ce qu’une crue ou une sécheresse nous rappelle sa puissance.
Avec son exposition Eaux Vives, Caroline Desnoëttes remet l’eau au centre de notre attention. Au Collège des Bernardins, ce geste prend une résonance particulière : dans la Genèse déjà, l’eau est là avant toute chose, matière première d’un monde encore à naître.
Virginie Thierry, océanographe, étudie l’océan grâce aux données transmises en temps réel par près de 4 300 instruments autonomes, les flotteurs Argo, répartis de manière homogène sur l’ensemble des océans du globe.
Olivier Adam, bioacousticien, écoute les cétacés pour mieux comprendre leurs comportements et leurs modes de communication.
Caroline Desnoëttes, artiste fascinée par le vivant, a imaginé une œuvre monumentale, composée de 2 000 m² de papier. Pour la concevoir, elle s’est nourrie de ses échanges avec les chercheurs, des chants de cétacés et des mouvements de l’océan révélés par les flotteurs Argo.
Aux Bernardins, leur dialogue nous ramène à une évidence : l’eau est une condition de nos existences, bien avant d’être une ressource.
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